Rares C.C.M. Lp's
En plein âge d’or de la C.C.M. qui coïncide avec celui de la pop westcoast, c'est-à-dire de la fin de la décennie 1970 et le début de la décennie 80, un certain nombre d’artistes se sont manifestés, certains le temps d'un album unique et d'autres discrètement dans le sillage de leur prédécesseur. Il est d’usage dans le jargon des critiques ou des collectionneurs de référencer ces albums de rares & obscures mais ce terme n’est pas adapté avec la C.C.M qui est un témoignage Chrétien vers la lumière, il convient donc de parler plutôt d’albums rares pour des artistes qui préfère partager leur lumière intérieure plutôt que de chercher une exposition médiatique. Ces artistes ont eu leur heure de grâce le temps d’un album. Pour ce faire, ils se sont investi personnellement et longuement à son écriture, voir à ses compositions et ont pu convaincre de grands producteurs et d’excellents musiciens de session de participer à leur réalisation. Entre Gospel, pop et funk, ils ont témoigné en musique, inspiré de leur foi, à travers leur époque et de leur aspiration à quelque part vivre leur rêve américain. Le résultat est parfois un miracle artistique. L’auditeur est seul juge.
| Face 1 | Face 2 |
|---|---|
| I really love you | the light of his love |
| that’s what it takes | I don’t want much |
| white as snow | I’ve been running too long |
| open up | he’s all that |
| he is coming back again | let’s reach out |
Mon avis : « white as snow » est le seul et unique album de James Felix. Cet ex bassiste, guitariste et disciple de Andraé Crouch avec lequel il a tourné, se révèle ici comme un véritable artiste d'abord par son interprétation juste et honnêtement inspirés de titres taillés au format standard de la CCM qui rappellent ceux de Bruce Hibbard sur les titres pop. Sa voix au timbre soyeux et granuleux aux intonations de crooner soul et les chœurs Gospel donnent un cachet plus R&B que Chrétien avec une production all-star de la CCM. James Felix maîtrise l'art d'édulcorer son interprétations de nombreux bridges qui raviront les amateurs des changements de ton. Le titre "White as Snow" est d'ailleurs fascinant : c'est une ballade qui démarre tout en retenue et qui finit par t'envelopper dans une orchestration presque céleste. Il faut aussi remercier la production solide de Bill Maxwell, immense batteur de Koinonia mais plus encore celui par qui les meilleurs réalisations d'albums Chrétiens ont pu voir le jour dont « white as snow » même si l'album n'est pas d'une grande originalité, il est professionnellement très bien instrumentalisé et taillé sur tous ces titres, que James Felix a réussit a faire briller comme les facettes d'un bijou qui ne mérite que d'être redécouvert et réécouter avec la magie que la nostalgie peut nous plonger parfois.
| Face 1 | Face 2 |
|---|---|
| ♥ I’ll go | ♥ I can’t let go |
| Δ because he loves us | ♦ lord we believe |
| ♥ I just wanted to say I love you | ♦ rejoice |
| ♦ I have heard of a place | ♣ don’t let this moment pass you by |
| ♦ I will sing praises |
Mon avis : Kristle Murden est une disciple de Andrae Crouch qui s’est associé à Bill Maxwell pour produire « I can’t let go » un album avec une dynamique folle vers un groove beaucoup plus physique, très Funk/Soul urbain de début 80.Avec une pléthore de musiciens du crue déjà bien rodés, Kristle (Murden) fait plus figure d'interprète tentant de féminiser le concept CCM/Gospel, de sa voix fluette à la Deniece Williams qui n'est pas des plus convaincantes sur tous les titres, il faut l'admettre, mais elle est semble passionnée et amoureuse de celui pour qui elle chante. L'album a été nommé aux Grammy Awards en 1980 et aux Dove Awards en 1981 dans la catégorie "Best Soul Black Gospel". C'est la preuve que ce disque a eu son effet à sa sortie, faisant le pont parfait entre l'église et les clubs de souldies les plus pointus. Alors parfois, on se laisse séduire et l'esprit sain fait son chemin. Les chœurs et la musique nous entrainent non pas dans un tourbillon d'émotions mais dans un état contemplatif et apaisé dans lequel Kristle arrive à nous plonger par sa foi et sa sincérité.
| Face 1 | Face 2 |
|---|---|
| love is the key | thinkin’ of you |
| I owe everything to you | a faithfull witness |
| the pleasure’s mine | he’s a liar |
| hidden treasure | don’t be afraid (just walk with him) |
| singing our praises to Jesus |
Mon avis : « love is the key » pourrait figure de Graal des albums CCM s'il avait été un album rare et Tommy Coomes un artiste plus connu ou charismatique, bien qu’il fut l'un des membres fondateurs de Love Song, le groupe pionnier du Jesus Movement, et surtout l'un des piliers du label Maranatha! Music ! Sous une pochette austère, avec un look de pasteur de campagne, rien ne peut laisser deviner que le contenu « love is the key » concentre le must de ce genre de musique; une instrumentalisation infaillible, vivante et pointue, avec des solo de claviers Rhodes particulièrement toniques, des strates ou des grattes de guitares enivrante en solo ou en rythmique funky, une batterie puissante... le tout mis en exergue par une ingénierie de son particulièrement dynamique. Ce côté détonnant vient du fait que ces musiciens jouaient ensemble en studio (richement équipé), souvent en une ou deux prises, contrairement à la pop séculière où l'on commençait à tout enregistrer séparément. « love is the key » comme la CCM de cette époque gardait une énergie de groupe organique dans un minimalisme de luxe. Et Tommy Coomes, certainement touché ici par la grâce, de réinventer une façon d'interpréter la CCM ; sa voix « juste et vraie » est le véhicule parfait pour ces arrangements westcoast très léchés qui. Il n'a pas besoin de forcer le cliché ou d'emprunter les lieux communs, il chante et respire CCM avec un ton naturel qui convainc.
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