« Leurs talents se nourrissent de leurs racines qui jouent au plus profond d’eux même comme une musique des vie passées qui ressurgit et déborde de vitalité. »

Sherrick

sherrick

BIO

Véritable étoile filante dans l’univers pailleté de la scène musicale soul/R&B, Sherrick, à la voix aussi puissante qu’éclatante était promis à une brillante carrière avant ses déboires d’ordre privé. Né Lamotte Smith en 1959 à Sacramento, Sherrick est remarqué par Raynoma Gordy, la femme du plus puissant patron de l’industrie du disque ; Berry Gordy président de la Motown. Il signe en 1983 avec la formation KAGNY pour un seul album. La Motown ne renouvelant pas le contrat avec cette formation, Raynoma, qui croit encore au talent de ce beau jeune homme, décide de le garder sous son aile dans le label mythique comme chanteur de session, le temps nécessaire pour rassembler suffisamment de matériel pour un album solo. Pour des problèmes de tenu et d'instabilité, son contrat est rompu avec la Motown, c’est la Warner qui l’accueille. C’est dans la douleur qu’accouchent les plus belles choses ; l’album « sherrick » sort en 1987, produit par le maestro de la soul funk Michael Stockes (CREATIVE SOURCE, ENCHANTEMENT…). Il réunit un gratin de musiciens pointus nourris à la sauce westcoast. Bien que les singles " just call" et "let’s be lover tonight" ne se soient pas idéalement positionnés dans les charts, Sherrick, qui n’a pas à rougir de la qualité de son album, fait une tournée promotionnelle, pendant laquelle il se laisse à nouveau tenté par ses vieux démons. Suite à des manquements dans ses engagements promotionnels, le projet pour un second album avorta… et Raynoma le laissa tomber.
Sherrick disparaît en 1988 pour réapparaître, visiblement en forme, au tout début de 1999 quand il décide de se consacrer à un nouveau projet. Il sera fauché dans un dramatique accident le 22 janvier 1999 dans des circonstances qui demeurent mystérieuses…

DISCOGRAPHIE

Mon avis : Coup d’essai, coup de maître. L’album va au delà des prévisions que l’on peut se faire pour un premier album. Avec des moyens de production démesuré, vu le casting, qu’un label comme la Warner, peut financer, mais aussi avec de belles ambitions artistiques. Sherrick et son producteur Michael Stocks ont tapé fort du point de vue technique pour l’époque ; le Synclavier II et les synthétiseurs sont très travaillé au niveau de la programmation, du sound Design et la rythmique à la pointe du groove de l’époque, une orchestration de cordes luxueuses. En superposant de vraies cordes acoustiques par-dessus les nappes chirurgicales du Synclavier, Stokes a créé un "effet de bi-matière". Le synthé donne l'assise, la puissance et la brillance dans les aigus (le côté moderne/high-tech de 1987), tandis que les vraies cordes apportent la chaleur, la profondeur et le grand frisson de la Soul classique. Et enfin Sherrick qui chante comme un dieu. De superbes mélodies servies par une orchestration infaillible,.c’est du lourd ! Warner a injecté dans le disque de Sherrick l'équivalent budgétaire d'un blockbuster de cinéma de l'époque. Ils ont payé pour de la matière grise, du temps de studio et de l'artisanat de luxe.