NORIKO MIYAMOTO
Bio
Noriko Miyamoto est considérée au japon comme une diva de la soul funk, car sa voix puissante et enflammée et sa diction parfaite en Anglais américain lui permet de rivaliser avec les artistes US qui l’ont beaucoup inspirée ; Tina Turner, Aretha Franklin et Gladys Knight.
Née le 30 décembre à Tokyo, elle commence sa carrière dans le music hall comme danseuse dans un club disco célèbre à Tokyo : le Mugen. C’est une performance de Tina Turner dans ce club qui a déclenché chez Noriko le désir de devenir chanteuse. Mais c’est dans le jazz qu’elle fera ses premier pas sous la férule d’un bassiste de jazz Isao Suzuki qui l’invita à rejoindre son groupe : soul family. Elle y apprend grâce à lui la discipline du jazz et l’art de l’improvisation
Isao Suzuki produisit en 1978 son premier album solo « Push », devenu par la suite un classique de jazz local et de city pop.
A l’aube de la décennie 1980, le style et les albums de Noriko évolue vers un son plus jazz funk et disco soul, l’influence de Rufus et Chaka Khan devient audible sur les albums « vivid » et « Rush »
En 1982, « noriko » marque une transition vers un son soul-funk/city pop plus léchée avec davantage de claviers synthétiques. L’album « sweet sugar » est le dernier album majeur de cette époque avant une longue pause dans sa carrière discographique. Il est aussi celui qui définit le mieux un style que Noriko a enfin pu imposer dans l’univers de la city pop, stimulée à s’identifier avec les artistes qui l’ont inspiré, car tout le répertoire est en anglais.
Dans la décennie 90, Noriko Miyamoto s’installe aux Etats Unis. La reprise de sa carrière n’en sera pas vraiment une, mis à part quelques apparition anecdotiques au coté d’Eddy Murphy ou the Graham Central Station. Son dernier album qui aurait pu être son pass pour le marché US est en fait devenu son testament.
Discographie essentielle
Mon avis : Un puriste dira qu’avec « sweet sugar », Noriko Miyamoto envoie du lourd. Et c’est le cas avec les titres "another lover", "a love with no doubts" et "sweet sugar" » qui sont de véritables missiles taillés pour les pistes de dance et qui renferment tous les bons ingrédients d’un groove qui arrive à maturité dans une époque charnière. Chantée entièrement en anglais, c’est rare pour un album de city pop, Noriko se déchaine comme une diva du funk et de la soul en évitant les écueils de la pop électro, ayant enfin saisi le ton et le son qui la rendent crédible. L’album va à l’essentiel, de tergiverse pas, pas d’effets inutiles, ni de surenchère électro, ni d’esbroufe instrumentale, la maitrise est là, ce qui fait de « sweet sugar » un album authentiquement funk dans l’esprit et la forme. Il y a aussi une cerise sur le gâteau pour les sentimentaux avec la ballade "UMI (suddenly last summer)" et çà personne ne pouvait le lui reprocher à une époque où toute bonne playlist contenait des slows. C’était et c’est toujours bon à entendre pour les nostalgique.
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