"Contempo Family" with J.J. Barnes

Bio express

Vieille gloire de Soul de Détroit, J.J. Barnes est passé par des labels authentiques ; Motown, Buddah, Groovesville... mais boudé par le marché US, J.J. Barnes a trouvé un asile artistique à Londres en Angleterre où il signe en 1977 chez Contempo Records pour un album unique. « Sara Smile » produit en 1977 avec la crème de la Brit Disco-Soul de l’époque. Il apporte sa voix rocailleuse pour un album original unique en 1977, « Sara Smile ». Celui-ci est produit avec les meilleurs artisans du label, il a obtenu un succès d’estime...Au delà de l’artiste de premier plan, cet album est révélateur du tropisme fort des studios Londoniens pour le son de Philadelphia et cette science de la mélancolie lumineuse qui sied comme un gant au parcourt de J.J. Barnes. Il révèle aussi un système opaque de crédits qui alimente de nombreuses spéculations sur l’origine des artistes en arrière plan pour une époque de grande fluidité artistique au grand dam d’un cadre réglementaire des studios trop rigide, donc contourné. Ce qui n’a pas empêché l’émergence de jeunes producteurs/arrangeurs/musiciens d’exprimer leur talents et on peut dire que J.J. Barnes en a bien profité pour cet album taillé sur mesure.

Discographie essentielle

Mon avis : Avec « Sara Smile », on plonge au sein du cœur de réacteur de la Brit soul de fin 70 mais aussi du mystère des producteurs / arrangeur fantômes des labels britanniques de cette époque. Les initiés reconnaitront à l’écoute le cachet d’un producteur artistique haut de gamme et les arrangements de cordes virtuoses...il est très probable que le duo Ken Gold / Lynton Naiff se soit occupé de nombreux titres de cet album sous le paravent de production de façade The Contempo Family. On retrouve dans « Sara Smile » les ingrédients rythmiques et mélodiques d’inspiration Philly Sound de « the promise of love » de DELEGATION et la rigueur instrumentale classique et l’élégance british des partitions de cordes en vibrato ou en contre-point si caractéristique de la signature Naiff comme sur l’album « step into our world » de REAL THING. Ce n’est pas un hasard ou de simples similitudes de studio partagé. La mélodie soul poignante en cathédrale de "we can’t hide it anymore" et son accompagnement de cordes aussi cinématographique, les grooves cuivrés de "she’s mine" ou  "how long" avec une touche maitrisée de Disco et enfin ces titres mi-tempo chaloupé avec  "sara Smile"  et "I’m the one who loves you" qui ont la rigueur harmonique et des accords au Rhodes digne des plus grandes pointures de jazz-funk sont une signature du duo Gold/Naiff difficile à ne pas identifier. Ce qui ajoute du coup un intérêt certain à la redécouverte de cet album injustement oublié, sous estimé à sa sortie et délaissé, car trop disco pour les puristes de soul, trop soul pour les amateurs de funk ou de pop, trop américain pour les amateurs de Brit soul et pas tout à fait Philly pur sucre pour nos amis américains.

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