Keiko Kimura

Keiko Kimura

Bio-express

Keiko Kimura est native (1963)de Yokohama de la préfecture de kanagawa. Après quelques années d’enfance passées à Philadelphie, elle est retournée au japon et est entrée à l’université de Keio. Elle rejoint un circuit de musiciens, mais c’est la rencontre avec le guitariste/producteur Shigeru Suzuki qui sèmera les germes de son premier album « Style » en 1988, une expérience easy listening qui avec le temps apparait comme une œuvre insondable au regard du contexte électro pop dominant de l’industrie musicale japonaise de cette fin décennie. Le choix de Shigeru Suzuki de choisir Keiko Kimura d’incarner son récit pour la production de Style est un coup de génie, car sa voix qui murmure et sa pudeur extrême est à mille lieux des idoles à voix virtuoses ou excentriques.
Avec un budget conséquent, il s’entoure de la crème des musiciens et des désigner de son (à la programmation synthétique) pour créer l’album que chacun à présent s’accorde à dire qu’il s’agit d’un masterpiece, voir d’un graal. Le miracle ne se renouvèlera pas, les albums qui suivront (uniquement édités en CD), « Ambiva » et « café 1984 » en 1989 et « M » en 1990 n’auront plus cette aura, même s’ils conservent cette touche sophistic-pop/bossa nova très élégante et ultra léchée toujours appréciée, mais par un public confidentiel. Keiko Kimura est restée dans une niche très spécialisée : celle d'une musique d'ambiance, destinée aux adultes et aux réseaux de cafés/bars branchés (Adult Contemporary).

Discographie vinyle essentielle

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Mon avis : Avec « Style », on touche du doigt le graal Absolu de la J-city pop, on est plus dans la musique de consommation de masse mais dans celle de l’état de grâce. Il y a une clarté surnaturelle dans la production où chaque note, chaque ligne d’instrument, chaque ton nous fait flotter tel un pavillon suspendu entre ciel et Terre. Keiko Kimura est un souffle qui murmure des vérités à l’oreille de l’auditeur avec une pudeur et une noblesse absolue. En dépit des nombreux synthétiseurs, les titres conservent une transparence organique entre pop, funk et bebop. Les meilleurs musiciens des studios Nippons, gavés de moyen et de technologie en cette fin de décennie 80, ont cessé de jouer pour eux même et se sont mis au service de Keiko, tels des peintres qui s’affairent autour de l’esquisse d’une ingénue qui parcours son œuvre au fur et à mesure des titres qui s’enchainent avec une élégance feutrée ou urbaine tout en conservant un mystère qui nous échappe encore et qui contribue à sa légende.